
📷 Sans électricité, la lutte d’une Ukrainienne au chevet de son mari malade

Olena Grygorenko, 57 ans, n’a quasiment pas quitté son appartement de Tchernihiv ces dernières semaines.
Son mari, Anatoli Koutchynsky, souffre de sclérose latérale amyotrophique, une maladie incurable. Alité, paralysé et relié jour et nuit à un respirateur, cet ancien agent des services secrets ukrainiens n’a plus que ses yeux pour communiquer.


À chaque coupure de courant, elle se précipite pour brancher le respirateur artificiel de son mari sur ses batteries de secours. Les coupures peuvent durer neuf heures par jour. Lorsque le courant revient, « les batteries n’ont pas le temps de se recharger », explique Olena à l’AFP.
« Je ne veux pas dire que nous survivons. Nous vivons. On dort tête-bêche… Je le regarde, il me regarde. »

« Je dis à tous ses amis que nous vivrons jusqu’à la victoire, la fin de la guerre. Alors tout le monde pourra venir nous voir. Nous dresserons une grande table. Le médecin a donné son accord. Il dit qu’il pourra prendre un petit cognac. »
« La guerre vous apprend tout », résume-t-elle.




















