Le PEL est-il toujours attractif pour les épargnants ?

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A partir du 1er mars, un changement attend les épargnants français : les plans d’épargne-logement (PEL) ouverts en 2011 seront automatiquement clôturés par leur établissement bancaire, car ces produits ne peuvent pas être conservés plus de quinze ans. Les premières fermetures auront donc lieu dès le printemps prochain.

Ce placement, principalement destiné à financer un projet immobilier, offre à partir un rendement garanti de 2 % brut par an, jusqu’à sa date de clôture. Le retrait anticipé peut entraîner d’autres conséquences, qui varient selon le moment où le retrait est effectué. Avant deux ans, l’épargne sera rémunérée au taux du compte épargne-logement (CEL), soit 1 % à partir du 1er février ; après cette période elle bénéficiera du taux du PEL. Les intérêts générés sont soumis à l’impôt sur le revenu ainsi qu’aux prélèvements sociaux.

En outre, il n’existe aucune possibilité de retrait partiel : toute sortie de fonds entraîne automatiquement la clôture du plan.

De plus, des versements réguliers sont requis : au minimum 540 euros par an, soit en une seule fois, soit en plusieurs versements, avec un plafond global fixé à 61 200 euros.

Une durée maximale de détention

Par ailleurs, les épargnants ayant ouvert un PEL entre le 12 décembre 2002 et le 31 décembre 2017 peuvent bénéficier d’une prime d’Etat au moment de la clôture, « à condition de souscrire à un crédit d’un montant minimum de 5 000 euros pour l’achat d’une résidence principale, par exemple », ajoute Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

Cependant, depuis la suppression du versement de cette prime d’Etat à compter du 1er janvier 2018, le PEL a perdu en attractivité pour les particuliers, notamment pour ceux envisageant un projet d’achat immobilier à court ou moyen terme.

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Autre changement de réglementation qui va faire perdre de l’intérêt au PEL : les plans d’épargne-logement ouverts depuis le 1er mars 2011 ont une durée maximale de détention désormais fixée à quinze ans. A l’issue de cette période, le plan est obligatoirement clôturé et « transformé en livret bancaire dont le taux de rémunération est librement fixé par la banque », rappelle Philippe Crevel.

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