le leader d’extrême droite Nigel Farage sommé de faire la lumière sur les liens de son parti avec la Russie

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Le leader du Parti britannique Reform UK, Nigel Farage, lors du rassemblement du parti à Llandudno, au Pays de Galles, le 24 novembre 2025.

Les ennuis s’accumulent pour le britannique Nigel Farage, chef de file du parti de droite radicale Reform UK, en tête dans les sondages au Royaume-Uni. Mi-novembre, le quotidien The Guardian a multiplié les témoignages sur les propos racistes et antisémites que l’inspirateur du Brexit, 61 ans, aurait tenus quand il fréquentait le lycée privé Dulwich College, au sud de Londres, dans les années 1980. Vingt anciens condisciples ont témoigné auprès du quotidien de gauche, l’un d’eux, le producteur de documentaires Peter Ettedgui, issu d’une famille de rescapés de la Shoah, se rappelant par exemple qu’un Nigel Farage adolescent lui glissait à l’oreille : « Hitler avait raison » ou « il faut tous les gazer ».

Dès 2013, le journaliste et auteur Michael Crick avait exhumé une lettre d’une enseignante au lycée Dulwich accusant le jeune garçon d’être « raciste » et « fasciste ». Il avait réclamé des explications mais Nigel Farage s’en était sorti d’une pirouette, concédant avoir « évidemment » dit « des choses ridicules » dans sa jeunesse.

L’attention médiatique est désormais moins facile à éviter pour le député de Clacton-on-Sea (Essex), qui n’est plus un homme politique marginal et provocateur, mais un prétendant crédible au poste de premier ministre : son parti, Reform UK, devance le Labour au pouvoir d’environ 10 points dans les sondages. « Ces allégations sont complètement sans fondements », a réagi un porte-parole de Reform UK le 11 novembre. Le 24 novembre, poussé par la polémique, M. Farage est sorti de son silence, assurant sur la chaîne Sky News n’avoir « jamais directement tenté de blesser quelqu’un » par ses propos.

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