Le Kremlin mise sur le sport pour revenir sur la scène internationale

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Le Russe Timur Arbuzov (en blanc) et le Japonais Kaito Amano (en bleu), au Grand Chelem de Tokyo, le 7 décembre 2025.

Sur les terrains sportifs, la Russie enchaîne les victoires significatives, investissant l’une des arènes préférées de Vladimir Poutine : la géopolitique du soft power. En pleines négociations avec Washington sur un hypothétique « accord de paix » avec Kiev, le chef du Kremlin cherche, loin de la politique, à sortir la Russie de l’isolement et des sanctions occidentales imposés à Moscou après le début de l’invasion de l’Ukraine, en février 2022.

Près de quatre ans plus tard, cette normalisation passe par le sport. « Sur ce terrain comme ailleurs, le Kremlin va au-delà du soft power et recourt désormais ausharp power” : piquer le camp adverse pour y pénétrer les espaces informels afin de diffuser son narratif. Avec deux objectifs : diviser l’adversaire et trouver des partenaires prêts à se rallier », explique Lukas Aubin, chercheur en géopolitique à l’Institut des relations internationales et stratégiques.

La Russie vient ainsi de remporter une victoire dans les prétoires. Les skieurs russes, comme ceux de la Biélorussie, sont désormais autorisés à participer, à titre individuel et sous statut neutre, aux épreuves organisées par la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS), dont celles qualificatives pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo (du 6 au 22 février 2026).

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