le débat revient à l’Assemblée nationale en deuxième lecture

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A l’Assemblée nationale, à Paris, le 23 janvier 2026.

Avec quelques mois de retard dus aux aléas de la navette parlementaire et du tunnel budgétaire, le débat sur la fin de vie revient enfin à l’Assemblée. La représentation nationale doit se pencher sur les deux textes à partir de ce lundi 16 février, pour un vote solennel prévu le 24. Si le premier, sur les soins palliatifs, fait largement consensus, l’autre sur la création d’un droit à l’aide à mourir crée forcément plus de clivages. Lancée dès 2022 par Emmanuel Macron, malmenée par l’instabilité politique et la dissolution de l’Assemblée en 2024, cette réforme majeure pourrait pourtant être la seule réforme ambitieuse de cette fin de quinquennat, grâce à une majorité dans un Hémicycle morcelé et malgré un Sénat farouchement opposé. Les défenseurs du texte, notamment la présidente du Palais-Bourbon, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), veulent croire à une adoption définitive d’ici à la présidentielle de 2027, voire avant l’été.

L’enjeu sera donc assez simple pour cette deuxième lecture, selon ses partisans : atterrir sur le même équilibre qu’en première lecture. En clair, retrouver l’écriture qui avait permis une large adoption le 27 mai 2025, à 305 voix contre 199 (et 57 abstentions). Un message passé en commission par le rapporteur du texte, Olivier Falorni (membre du groupe Les Démocrates), quitte à freiner aussi bien ceux qui voudraient davantage restreindre ce droit que ceux qui souhaiteraient encore plus de liberté. Du côté du gouvernement, le cabinet de la ministre de la santé, Stéphanie Rist, confirme que l’objectif sera de s’inscrire « dans la continuité gouvernementale » de la première lecture, lorsque le ministère était occupé par Catherine Vautrin.

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