
Au moins huit personnes ont été tuées, vendredi 20 février, dans des frappes israéliennes dans le sud et l’est du Liban. Une source au sein du Hezbollah a confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) qu’un chef militaire du mouvement pro-iranien figurait parmi les victimes des frappes dans la vallée de la Bekaa, dans l’est du pays, où l’armée israélienne avait auparavant annoncé avoir visé des « centres de commandement du Hezbollah ». Ces frappes israéliennes ont fait six morts et plus de 25 blessés, « répartis dans les hôpitaux de la région », a comptabilisé l’agence de presse officielle libanaise ANI.
Plus tôt dans la journée, deux personnes avaient été tuées par une frappe israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens d’Aïn El-Héloué, selon le ministère de la santé libanais. Selon l’agence ANI, la frappe a été effectuée par drone. L’armée israélienne a affirmé y avoir visé « un centre de commandement du Hamas à partir duquel opéraient des terroristes ».
Le mouvement islamiste palestinien, qui a condamné dans un communiqué cette attaque « brutale » contre « des civils », a nié que le lieu visé lui appartenait.
Cessez-le-feu en novembre 2024
Ces attaques interviennent en dépit d’un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah, allié du Hamas. En novembre 2024, 13 personnes avaient été tuées dans le camp d’Aïn El-Héloué dans un raid israélien. L’armée israélienne avait déclaré avoir visé un camp d’entraînement du Hamas, qui a démenti. L’Organisation des Nations unies avait réclamé une enquête, affirmant que 11 enfants figuraient parmi les tués.
Israël mène régulièrement des frappes contre le Hezbollah et ses alliés au Liban. Dimanche, quatre personnes qui se trouvaient dans une voiture ont été tuées dans l’est du pays, à la frontière avec la Syrie. Israël a affirmé avoir ciblé le groupe palestinien Jihad islamique.




















