L’adolescent accusé d’avoir tué un chauffeur de VTC à Marseille condamné à 17 ans de prison

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Des personnes tiennent le cercueil de Nessim Ramdane lors d’une cérémonie à la mosquée de la Méditerranée à Marseille, dans le sud de la France, le 8 octobre 2024

Un adolescent de 15 ans, embauché sur internet pour un règlement de comptes lié au narcotrafic, a été condamné jeudi à 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal pour enfants de Paris pour le meurtre en octobre 2024 d’un chauffeur de VTC à Marseille.

A l’issue de trois jours de procès à huis clos et quatre heures de délibéré, le mineur a été déclaré coupable d’homicide volontaire en bande organisée sur le conducteur Nessim Ramdane, dans cette première affaire emblématique de tueurs à gages mineurs recrutés par la narcocriminalité organisée marseillaise.

Le 4 octobre 2024, Nessim Ramdane avait été retrouvé tué par balle au volant de son véhicule, encastré dans le mur d’une école maternelle à Marseille. L’affaire avait fait grand bruit, en raison de l’âge du suspect, recruté sur les réseaux sociaux sur fond de lutte de clans et de trafic de drogue, et des ressorts étonnants de l’histoire.

A 5 heures, le 4 octobre, peu après la découverte du véhicule et du corps, la police avait en effet reçu l’appel d’un détenu de la région se présentant comme membre du gang marseillais DZ Mafia, assurant avoir commandité un meurtre. Ce contrat était censé venger la mort d’un adolescent de 15 ans, qu’il avait précédemment envoyé intimider un concurrent, mais qui avait été repéré et poignardé une cinquantaine de fois puis brûlé vif.

L’adolescent de 14 ans avait commandé un VTC pour aller exécuter son contrat. Mais devant le refus du chauffeur de l’attendre, le mineur l’a abattu d’une balle à l’arrière du crâne. Mécontent du nouveau mineur engagé, le commanditaire l’a dénoncé à la police. L’adolescent avait aussitôt été interpellé. Enfant de parents chacun incarcérés, il était déjà connu des services de police et mis en examen pour des faits de violences, de menaces, ou de dégradations.

Le Monde avec AFP



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