
Un jeune homme de 26 ans a été condamné en appel à Colmar à vingt-trois ans de réclusion pour sa responsabilité dans un incendie volontaire qui avait fait cinq morts en 2020 dans un immeuble de Strasbourg. La peine infligée lundi soir à Sassoun Azarian par la cour d’assises d’appel du Haut-Rhin est conforme à celle prononcée en première instance en septembre 2023 par la cour d’assises du Bas-Rhin.
Son coaccusé, Munasar Ali Abdullahi, 27 ans, a été acquitté des charges d’incendie volontaire, mais condamné pour non-assistance à personne en danger à cinq ans de prison ferme, la peine maximale. Une peine alourdie de six mois par rapport au verdict de 2023. La cour a ordonné un mandat de dépôt différé, ce qui signifie que Munasar Ali Abdullahi est pour l’instant libre, mais sera convoqué pour être incarcéré.
« Je suis satisfait qu’il ait été acquitté des charges d’incendie volontaire, mais il ne me semble pas opportun qu’il retourne en détention », a déclaré à l’Agence France-Presse son avocat, Me Michaël Wacquez, qui compte déposer une demande d’aménagement de cette peine.
Dans la nuit du 26 au 27 février 2020, vers 1 heure du matin, les flammes s’étaient rapidement propagées dans l’immeuble de sept étages de la rue de Barr, dans le quartier de la gare, à Strasbourg. Le feu avait mobilisé pas moins de 48 sapeurs-pompiers et 23 véhicules. Les secours avaient compté sept blessés et cinq morts : une retraitée de 68 ans, une interne en médecine de 25 ans, un cariste de 45 ans, un jeune homme de 29 ans, et un étudiant togolais de 25 ans.



















