La Jeune Garde, groupuscule antifasciste dans le viseur des autorités

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Des manifestants en soutien au groupe antifasciste la Jeune Garde, alors visé par une procédure de dissolution engagée par le ministère de l’intérieur, à Lyon, le 6 mai 2025.

C’est le dernier-né d’une mouvance en pleine ébullition qui se retrouve mis en cause par le gouvernement. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a souligné la responsabilité de la Jeune Garde, groupuscule antifasciste, dans la mort, samedi 14 février, de Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant de l’extrême droite identitaire, à la suite d’une bagarre de rue, deux jours plus tôt, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI), à l’Institut d’études politiques de Lyon.

« L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens, manifestement », a notamment déclaré le ministre de l’intérieur, dimanche, sur France 2. Le même jour, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, affirmait, lui, que « c’est manifestement l’ultragauche qui a tué » le jeune Quentin Deranque. Lors d’un point presse, lundi 16 février, Thierry Dran, procureur de Lyon, a indiqué que le militant d’extrême droite avait succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et encagoulés, qui ne sont pas encore identifiés. Il a requalifié l’enquête en « homicide volontaire ».

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