la France s’engage dans le conflit dans une logique « strictement défensive »

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Le porte-avions français « Charles-de-Gaulle » au large des côtes de Toulon, en Méditerranée, le 5 juin 2021.

Cette guerre, la France ne l’a pas voulue. Mais voici le pays plongé, presque à son corps défendant, dans un conflit régional au Proche-Orient à l’issue incertaine, déclenché par l’opération « Fureur épique » lancée samedi 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran.

Lors d’une allocution solennelle, prononcée à 20 heures, mardi 3 mars, Emmanuel Macron a annoncé l’implication de la France dans des opérations militaires effectuées dans une logique « strictement défensive », a-t-il précisé. « C’est en effet notre responsabilité (…) elle vise à protéger et à restaurer le plus vite possible la paix », justifie le président de la République, qui s’exprimait depuis son bureau de l’Elysée où était posé un petit soldat de plomb de la garde napoléonienne, en joue.

Depuis le lancement des hostilités, le régime iranien, qui joue sa survie, s’est attaqué en retour à Israël et aux intérêts américains de la région tout en visant les pays du Golfe et l’Europe. Lundi, la base militaire britannique d’Akrotiri, dans le sud de Chypre a été frappée. Une « nouvelle situation est en train d’apparaître », pose Emmanuel Macron. « Les frappes devraient continuer dans les prochains jours pour affaiblir l’Iran et détruire ses capacités de riposte. Et en représailles, les frappes de l’Iran dans toute la région devraient alors se poursuivre », prévient-il, confirmant le scénario d’un embrasement régional.

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