La France exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens

2519


La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, à l’université Roma Tre, à Rome, le 6 octobre 2025.

A aucun moment le doute ne l’a effleuré. Depuis l’Assemblée nationale, mercredi 11 février, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est levé pour condamner, au nom de la France et sans « aucune réserve, les propos outranciers et coupables de Mme Francesca Albanese », appelant à la démission la rapporteuse spéciale de l’Organisation des nations unies pour les territoires palestiniens. Sur les bancs de l’Hémicycle, Caroline Yadan, députée (Renaissance) de la 8e circonscription des Français établis hors de France (dont Israël), opine. L’élue avait interpellé le chef de la diplomatie, lors de la session de questions au gouvernement, sur le cas de cette experte onusienne honnie de l’Etat hébreu. Mme Yadan s’offusquait de propos prétendument tenus par Mme Albanese, le 7 février, lors d’un forum organisé par Al-Jazira, à Doha.

« Mme Albanese désignait Israël comme ennemi commun de l’humanité », avance l’élue du parti présidentiel, en mettant en avant un montage vidéo, largement diffusé ces derniers jours par les défenseurs d’Israël et dans lequel l’intervention de l’experte des Nations unies a été tronquée. « Une vision complotiste et déshumanisante qui érigerait l’incarnation du mal absolu comme l’étaient jadis les juifs considérés comme des sous-hommes par les nazis », affirme Mme Yadan. Dans un courrier adressé au ministre des affaires étrangères, daté du 10 février et signé par une cinquantaine d’élus de son camp, la députée réclamait la révocation de Mme Albanese.

Il vous reste 74.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link