la difficile position des universités dans l’organisation des conférences

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La façade de l’Institut d’études politiques (Sciences Po) de Lyon, le 16 février 2026.

Annuler ou maintenir ? La question se pose depuis deux ans à chaque intervention dans une université de l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan sans qu’une ligne claire ait été dégagée par la justice administrative à laquelle ont eu recours plusieurs chefs d’établissement. Interrogé mardi 17 février sur BFM-TV, le ministre de l’enseignement supérieur Philippe Baptiste a apporté un élément de réponse en indiquant qu’il n’y aura plus de meetings dans les universités en cas de risques de « troubles à l’ordre public ». « Avec les risques qu’on a aujourd’hui qui sont maintenant tristement très très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings » de ce type-là, a-t-il dit, précisant avoir envoyé une circulaire aux préfets et aux recteurs en ce sens, tout en soulignant que la décision reviendrait à la fin aux présidents d’universités.

Au lendemain de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, « en marge » de l’intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, selon les termes du procureur de la République de Lyon Thierry Dran, la directrice de l’établissement avait précisé, dimanche, les mesures prises pour assurer la sécurité de l’événement. Hélène Surrel avait ainsi indiqué, dans un communiqué, que l’accès à l’amphithéâtre avait été conditionné à une inscription en ligne « afin d’éviter toute intrusion » lors de cette conférence organisée par l’association Euroka, tout particulièrement intéressée par les enjeux européens, le 12 février en fin d’après-midi.

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