La Côte d’Ivoire attire toujours plus les investisseurs étrangers

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Le quartier des affaires du Plateau à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire, le 20 octobre 2025.

Abidjan a le vent en poupe sur les marchés financiers. Le 18 février, la Côte d’Ivoire a levé 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) sur quinze ans à travers un eurobond, une obligation émise dans une devise étrangère, généralement le dollar. Si l’opération n’est pas inédite, elle se distingue par son ampleur : près de 270 investisseurs ont répondu à l’appel. Surtout, l’émission finale affiche un taux d’intérêt de 5,39 %, l’un des plus compétitifs d’Afrique subsaharienne depuis cinq ans.

Les fonds levés devraient être consacrés au budget 2026, qui prévoit de mobiliser environ 26,5 milliards d’euros, soit une progression des dépenses de 13,1 % par rapport à l’exercice précédent. La Côte d’Ivoire n’a d’autre choix que de recourir aux marchés pour se financer, faute de recettes fiscales suffisantes. Si ces dernières sont passées de quelque 4,5 milliards d’euros en 2015 à plus de 12,3 milliards d’euros en 2025, elles demeurent largement insuffisantes pour couvrir les besoins de l’Etat ivoirien, dont le déficit est attendu autour de 3 % cette année.

Pour les investisseurs, le pays a surtout le mérite de présenter une prime de risque supérieure à celle des économies développées, mais assortie d’un risque de défaut jugé modéré. La croissance ivoirienne devrait atteindre 6,5 % du PIB en 2025 puis 6,7 % en 2026. La dette, elle, est restée contenue à 59,3 % en 2024, certes en hausse de 1,7 point par rapport à l’année précédente, mais à un taux en dessous du seuil de 70 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

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