la commune admet un « manquement » aux contrôles périodiques du bar Le Constellation

2295


Stéphane Ganzer, conseiller d’État du canton du Valais, Mathias Reynard, conseiller d’État et président du Conseil d’État du canton du Valais, et Nicolas Féraud, maire de Crans-Montana, à l’entrée du bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), le 3 janvier 2026.

La commune de Crans-Montana a admis mardi 6 janvier un « manquement » aux contrôles périodiques de la sécurité incendie du bar ravagé par le feu la nuit du Nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, faisant 40 morts et 116 blessés.

« Les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025. Nous le regrettons amèrement », a déclaré le président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d’une conférence de presse dans la station alpine, sans pouvoir expliquer pourquoi les inspections n’ont pas été faites.

L’incendie dans le sous-sol de l’établissement Le Constellation la nuit de la Saint-Sylvestre a fait 40 morts, âgés de 14 à 39 ans, la moitié étant des mineurs. Il s’agit de 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et de 18 étrangers, selon la police cantonale du Valais. Le drame a par ailleurs fait 116 blessés, dont 83 toujours hospitalisés.

Parmi ces blessés figurent 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux. Le ministère des affaires étrangères a fait état à ce stade de 9 Français décédés, dont plusieurs mineurs, a rappelé la procureure de Paris, Laure Beccuau dans un communiqué, en leur exprimant sa « plus profonde compassion, ainsi qu’à leurs proches ».

Une enquête ouverte par le parquet de Paris

L’incendie a été provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites « fontaines ». Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, se sont retrouvés piégés par les flammes.

Le bar appartient à deux Français, Jacques et Jessica Moretti, qui font depuis samedi l’objet d’une enquête pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Ils n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a pu provoquer l’étonnement.

Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête sur l’incendie meurtrier, afin « d’accompagner les familles françaises dans les investigations menées par les autorités suisses », a annoncé la procureure de Paris. « Les autorités suisses demeurent compétentes pour investiguer sur le déroulement des faits et la recherche de toute responsabilité », a expliqué Mme Beccuau.

Une cérémonie d’hommage est prévue vendredi en Suisse. La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a fait savoir que le président, Emmanuel Macron, s’y rendrait en personne.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu



Source link