
Le ministre de la défense colombien, Pedro Sanchez, s’est fait connaître en 2023, quand il a supervisé les opérations de recherches de quatre enfants perdus dans la jungle après le crash de leur avion. Nommé en février 2025 pour lutter contre les groupes armés toujours actifs, cet ex-commandant en chef de la force aérienne effectue une visite en Espagne, en France et en Allemagne pour élaborer une politique commune d’« asphyxie » du trafic de drogue. Mercredi 11 février, le Sénat français a validé un texte actualisant le traité d’extradition avec la Colombie. Depuis 2001, 17 Français ont été extradés par Bogota, dont neuf pour trafic de drogue.
Alors que le président Gustavo Petro (gauche) s’apprête à quitter le pouvoir, en août, au terme de son mandat de quatre ans, M. Sanchez revient sur la lutte contre le narcotrafic, les relations entre Bogota et Washington et les conséquences régionales de l’enlèvement du président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 3 janvier.
Gustavo Petro avait promis la « paix totale » passant par des négociations simultanées avec les différents groupes armés. Il admet aujourd’hui que cette politique n’a pas atteint ses objectifs. Quelle analyse faites-vous de cet échec ?
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