
Les consignes données par un certain « Bouzou » étaient précises. Pour cent euros par jour, selon ses déclarations à la police, Zoé M. était chargée en cette fin décembre 2022 de rouler à faible allure dans les rues de Paris. Mais avant de démarrer, la jeune femme de 23 ans, qui vient de terminer ses études d’hôtesse de l’air, a une petite manipulation à faire. Avec le téléphone qu’on lui a prêté, elle doit se connecter au logiciel du matériel placé dans le coffre, aller dans « SMS configuration », entrer le mot « Chronopost », appuyer sur « Save » et enfin « Start Sending » avant d’ultimes réglages.
Une cascade d’opérations qui aboutissait à un véritable bombardement de textos à destination des téléphones présents dans le périmètre. Et pour cause : le drôle d’équipement installé dans le coffre était un IMSI-catcher. Utilisé habituellement pour espionner les téléphones portables en imitant le signal d’une antenne-relais, cet outil du renseignement est au cœur de cette affaire qui va être débattue au tribunal judiciaire de Paris à partir du vendredi 13 février pour le procès de six hommes et deux femmes devant la 13e chambre correctionnelle.
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