
Des grèves, une série de sit-in et de manifestations d’ouvriers devant les usines. Depuis plusieurs mois, le pays connaît une vague de contestation sociale sans précédent dans le secteur du textile et de l’habillement, vitrine emblématique du savoir-faire turc. Encore en janvier, les ouvriers d’Elsa Tekstil (fournisseur de Tommy Hilfiger) à Çigli, dans la province d’Izmir, ont bloqué l’entrée de leur atelier de fabrication après l’annonce, par la direction, du licenciement de 250 salariés sans indemnités.
A Tokat, dans le nord de l’Anatolie, les ouvriers de l’usine Sik Makas (Levi’s, H&M et Zara) ont fait grève à plusieurs reprises, à partir d’octobre 2025, après d’importants retards de salaire et des licenciements, là encore sans indemnités. Malgré l’interdiction de manifester décrétée par la préfecture et l’incarcération d’une des représentantes syndicales des 1 700 salariés, pendant seize jours, les employés ont continué leur protestation devant les grilles durant près de trois mois. Peu avant, la zone industrielle de Baspinar, à Gaziantep, connaissait une série de grèves. Dix-neuf usines de tissage, de vêtements et de cuir ont débrayé en raison des salaires et de la dégradation des conditions de travail.
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