En Serbie, le mouvement de contestation touché par la violence sous l’effet des provocations du pouvoir

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Des gendarmes serbes lors d’une manifestation antigouvernementale à Belgrade, le 13 août 2025.

Longtemps totalement pacifique, le mouvement de protestation anticorruption qui secoue la Serbie depuis près de neuf mois est en train de basculer dans la violence, sous l’effet des provocations de hooligans envoyés par le pouvoir dans les rues pour en découdre avec les opposants. Jeudi 14 août au soir, certains des milliers de manifestants qui protestent depuis près de neuf mois contre le président Aleksandar Vucic ont notamment saccagé dans la deuxième ville du pays, Novi Sad, plusieurs locaux de sa formation, le Parti progressiste serbe (SNS).

« Ce soir, nous avons pu constater que ces merveilleux enfants et ces merveilleux citoyens ne faisaient que détruire les biens d’autrui », a dénoncé M. Vucic jeudi soir, en laissant planer la menace de déclarer « l’état d’urgence » face à des manifestants qu’il a accusé d’avoir voulu « brûler vifs » ses partisans la veille, lors d’une première nuit d’affrontements survenus dans cette ville située à 80 kilomètres de Belgrade et qui est l’épicentre du mouvement. Au moins 42 policiers ont été blessés et 37 manifestants arrêtés jeudi soir dans tout le pays, selon le ministre de l’intérieur. « Il ne s’agit plus de manifestations pacifiques des étudiants. Il s’agit d’une attaque contre l’Etat », a dénoncé Ivica Dacic.

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