En Saxe-Anhalt, les propositions radicales du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne, désormais aux portes du pouvoir

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Alice Weidel et Tino Chrupalla, co-dirigeants du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), au Bundestag, chambre basse du parlement allemand, à Berlin, le 29 janvier 2026.

C’est l’une des grandes angoisses de 2026 à Berlin : l’extrême droite allemande pourrait, dans un peu plus de six mois, être en position de gouverner l’un des seize Länder du pays pour la première fois depuis 1949.

Aujourd’hui dirigée par une coalition alliant les conservateurs, les sociaux-démocrates et les libéraux, la Saxe-Anhalt, qui fait partie des cinq régions issues de l’ex-Allemagne de l’Est, élira, le 6 septembre, son nouveau parlement régional. Or la formation d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), déjà bien implantée dans l’est du pays, y approche les 40 % dans les sondages, ce qui pourrait lui permettre de s’emparer de l’exécutif régional si des petits partis comme les libéraux, ou même les Verts, passent sous les 5 %.

La publication du programme de la fédération AfD de Saxe-Anhalt, rendu public cette semaine, est venue accroître le sentiment de panique. Le texte, qui doit encore être discuté lors du congrès régional à la mi-avril, va de fait beaucoup plus loin que ce que le parti défend au niveau fédéral. Il y est, bien sûr, question de « remigration », de lutte contre le « lobby transgenre » ou les « études postcoloniales », ainsi que des politiques visant à préserver le climat. Mais le document présente, sur un peu plus de 150 pages, un véritable projet de société, empreint de références puisant tout à la fois dans l’imaginaire du IIIe Reich et l’héritage de la RDA. Il cite aussi occasionnellement le président américain, Donald Trump, ou le premier ministre hongrois, Viktor Orban, comme sources d’inspiration.

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