En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni embourbé dans son soutien à un policier véreux

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La présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, au palais Chigi, à Rome, le 5 février 2026.

La séquence politique dominée par un discours sécuritaire dans laquelle se sont engagés Giorgia Meloni et son gouvernement vient d’achopper sur le crime dont est accusé un policier milanais, également soupçonné de violences répétées et de trafic de stupéfiants. A moins d’un mois d’un référendum portant sur une réforme de la justice dont les opposants estiment qu’elle pourrait conduire à une dérive illibérale, le scandale a bousculé la droite radicale et a suscité une réaction très ferme de l’institution policière. Mercredi 25 février, le chef de la police, Vittorio Pisani, défendait ainsi, dans un entretien au Corriere della Sera, la destitution immédiate du policier du fait de la nature d’une affaire « assez claire et d’une gravité extrême ».

Tout a commencé le 26 janvier, à la veille des Jeux olympiques d’hiver, dans un terrain vague de la périphérie de Milan fréquenté par des toxicomanes, lorsqu’un policier de la capitale lombarde, Carmelo Cinturrino, 41 ans, a abattu un dealeur marocain, Abderrahim Mansouri, 28 ans. Le fonctionnaire avait alors reçu le soutien du vice-président du conseil, Matteo Salvini. Son parti, la Ligue du Nord, avait lancé une pétition intitulée « Je suis avec le policier ». Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, l’avait également appuyé. Une cagnotte a été ouverte au bénéfice de l’auteur de l’homicide par le syndicat policier SAP.

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