En Iran, deux figures du camp réformateur libérées après les immenses manifestations de janvier

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Ebrahim Asgharzadeh, lors d’une interview avec Associated Press à Téhéran, le 29 octobre 2019.

Deux figures du camp réformateur, arrêtées ces derniers jours en Iran dans la foulée des vastes manifestations contre le pouvoir en janvier, ont été libérées jeudi 12 février, ont rapporté plusieurs médias iraniens.

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Le camp réformateur a largement soutenu le président, Massoud Pezeshkian, lors de la campagne présidentielle de 2024, mais plusieurs personnalités ont pris leurs distances avec le gouvernement et soutenu les manifestants lors du mouvement de contestation contre le pouvoir en janvier.

Le porte-parole du Front des réformateurs, la principale coalition du camp réformiste, Javad Emam, avait ainsi été arrêté dimanche. Il avait été, en 2009, l’un des responsables de campagne de Mir Hossein Moussavi, figure de l’opposition iranienne et ancien premier ministre, assigné à résidence depuis 2011.

Caution

L’arrestation de M. Emam avait suivi celles de trois autres personnalités du camp réformateur, dont Ebrahim Asgharzadeh, un ancien membre du Parlement.

MM. Emam et Asgharzadeh « ont été libérés il y a quelques minutes après avoir versé une caution », a affirmé jeudi soir leur avocat Me Hojjat Kermani à l’agence ISNA, une information reprise par le quotidien Etemad. Le montant de la caution n’a pas été précisé.

Azar Mansouri, cheffe depuis 2023 du Front des réformateurs et ex-conseillère de l’ancien président réformateur Mohammad Khatami (1997-2005), reste pour l’heure en détention. Mais son avocat a précisé que la libération de Mme Mansouri pourrait intervenir à son tour « dans les prochains jours une fois [son] mandat d’arrêt annulé ».

Après le début des manifestations en décembre en Iran, initialement déclenchées par le marasme économique, elle avait soutenu les protestataires. Ces figures du camp réformateur avaient été accusées d’« atteinte à l’unité nationale » et « coordination avec la propagande ennemie », selon l’agence Fars.

Le Monde avec AFP



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