
Sur les eaux du golfe d’Uraba, dans le nord-ouest de la Colombie, la plateforme rutilante de Puerto Antioquia attend ses premiers bateaux. Un navire marqué des initiales CMA CGM est ancré au loin. « Puerto Antioquia est un terminal polyvalent de dernière génération qui, grâce à sa situation stratégique, va changer la donne économique de la région Uraba et de toute la Colombie », affirme Emmanuel Delachambre, vice-président de l’armateur marseillais CMA CGM, qui va exploiter le port pendant trente ans. Celui-ci devrait être mis en service début 2026. Les groupes CMA CGM, Eiffage et Astris Finance sont actionnaires référents de la société concessionnaire du port, qui a engagé 770 millions de dollars (666 millions d’euros) dans sa construction entamée en 2022.
« Puerto Antioquia est le plus gros investissement français en Amérique latine », se félicite Jean-Noël Barrot, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, qui, en visite officielle en Colombie, est venu admirer, le 8 novembre, ses installations. L’une des trois gigantesques grues à portique complètement automatisées, importées de Chine, fait une démonstration de sa précision : elle soulève à plus de 50 mètres de hauteur un conteneur et, en quelques secondes, le repose avec délicatesse sur la plateforme d’un camion. Le ministre et son équipe applaudissent.
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