En Allemagne, un régiment de parachutistes placé sous enquête pour des cas de violences et d’extrémisme

4834


Des soldats de la Bundeswehr devant le Parlement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie à Düsseldorf, en Allemagne, le 4 septembre 2025.

Le gouvernement allemand a condamné, lundi 29 décembre, des comportements « inacceptables » au sein d’un régiment de parachutistes, où des soldats font l’objet d’enquêtes pour des violences, des comportements sexistes, de la consommation de drogues ou l’affichage de symboles d’extrême droite.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés L’Allemagne instaure un service militaire volontaire

Les enquêtes, qui visent des membres du régiment de parachutistes 26, basé à Zweibrücken, dans le sud-ouest de l’Allemagne, près de la frontière française, ont démarré après le signalement de deux soldates en juin, selon le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Depuis, selon le quotidien, plusieurs dizaines de parachutistes ont été mis en cause, notamment pour des « incidents d’extrême droite et antisémites » et des « rituels violents ». Une vingtaine de soldats ont déjà été exclus.

Dix-neuf plaintes

Parallèlement au remplacement du commandant du régiment, les procédures disciplinaires ont déjà conduit à plusieurs suspensions et révocations, a confirmé un porte-parole du ministère de la défense, sans donner de chiffres, lors d’un point presse régulier du gouvernement. « L’extrémisme de droite et des comportements sexuels inappropriés ne sont pas tolérés au sein de la Bundeswehr [l’armée allemande] », a déclaré Kenneth Harms, évoquant des incidents « inacceptables ». Il a aussi dénoncé une « atteinte grave aux droits intimes de certaines personnes », qui a « aussi le potentiel de nuire à la réputation de la Bundeswehr dans son ensemble ».

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Allemagne, l’accablant état des lieux de la Bundeswehr

Fin novembre, le parquet de Zweibrücken avait expliqué avoir reçu 19 plaintes, émanant de l’armée et de son instance disciplinaire, et visant des soldats sans grade et des sous-officiers de la caserne de cette unité d’élite. La police mène des enquêtes pour de « possibles violations de la loi sur les stupéfiants ou de la loi sur le cannabis à usage personnel », mais aussi pour « des accusations d’incitation à la haine » et « d’utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles », terminologie associée aux mouvances néonazies.

Contacté lundi par l’Agence France-Presse, le parquet a dit que les enquêtes étaient toujours en cours. « Aucune nouvelle plainte n’est venue s’ajouter entre-temps », a-t-il précisé. En 2020, un commando d’élite de l’armée allemande avait été en partie dissous, une vingtaine de ses membres étant soupçonnés d’appartenir à la mouvance néonazie.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu



Source link