En Afrique du Sud, la nomination aux allures de provocation du nouvel ambassadeur américain

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Leo Brent Bozell III, ambassadeur des Etats-Unis en Afrique du Sud, à Washington, le 23 octobre 2025.

Après dix-sept mois de vacance, l’arrivée d’un nouvel ambassadeur américain en Afrique du Sud, connue mardi 17 février, aurait dû annoncer une embellie dans les relations entre les deux pays. Mais rien n’assure que Leo Brent Bozell III travaille à mettre fin à la grave crise bilatérale. En nommant cet ultraconservateur de 70 ans, Washington a en effet choisi un homme qui a tout pour déplaire à Pretoria.

Il n’y a pas trace dans la biographie de Leo Brent Bozell III d’une expérience dans la diplomatie ni d’une appétence pour le continent africain. L’homme, qui est souvent présenté comme écrivain – mais soupçonné de ne pas avoir écrit ses livres –, devait prendre la tête de l’agence américaine pour les médias (US Agency for Global Media), gestionnaire entre autres de Voice of America (VOA) avant d’être nommé ambassadeur en mars 2025.

En revanche, il a fait part par le passé de son aversion pour l’African National Congress (ANC), le parti historique de la lutte contre l’apartheid, aujourd’hui au pouvoir, et du peu de cas qu’il faisait de la figure tutélaire du pays, Nelson Mandela. Cinq jours après la mort de l’ancien président sud-africain en 2013, Leo Brent Bozell III avait ainsi déploré sur Twitter (désormais X) la manière dont un journaliste l’« idéalise ». Quelques décennies plus tôt, en 1987, il qualifiait déjà l’ANC de « terroriste ».

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