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A Bagdad, de nombreux blessés après les affrontements entre manifestants et la police près de l’ambassade américaine

Des affrontements ont opposé dimanche soir des manifestants aux forces de l’ordre près de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP), les autorités accusant certains protestataires d’avoir tiré à balles réelles et d’avoir blessé des membres des forces de sécurité.

Pour la deuxième fois de la journée, des manifestants ont tenté de forcer l’accès à la Zone verte, secteur ultra-sécurisé qui abrite notamment l’ambassade américaine, avant d’être dispersés.

Un journaliste de l’AFP a vu des ambulances arriver sur les lieux. Des secouristes ont fait état de cas d’asphyxie du fait des gaz lacrymogènes et ont dit avoir entendu des tirs à balles réelles.

Le service de presse du gouvernement a affirmé que des manifestants avaient ouvert le feu sur les forces de sécurité et incendié des véhicules, faisant des blessés qui ont été évacués vers l’hôpital.

Un manifestant brandit un drapeau iranien alors que des partisans des groupes armés chiites irakiens tentent de se diriger vers l’ambassade américaine située dans la zone verte de Bagdad, le 1er mars 2026.
Un manifestant brandit un drapeau iranien alors que des partisans des groupes armés chiites irakiens tentent de se diriger vers l’ambassade américaine située dans la zone verte de Bagdad, le 1er mars 2026.

Il a précisé que les forces de l’ordre « n’avaient pas eu recours à des armes à feu malgré des tirs essuyés », et que trois personnes impliquées dans ces tirs avaient été arrêtées.

Selon les autorités sanitaires, quatre personnes touchées par balles ont été hospitalisées et 66 autres souffrent de problèmes respiratoires dus aux gaz lacrymogènes.

L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad avait prévenu plus tôt dans la journée que les manifestations près de son enceinte pourraient devenir violentes et avait invité les ressortissants à être vigilants et à éviter les grands rassemblements. Elle avait fait état de menaces pesant sur « des intérêts américains en Irak, dont des restaurants, des commerces et des individus ».

Les forces de sécurité tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, sur un pont menant à la zone verte fortifiée où se trouve l’ambassade américaine à Bagdad, le 1er mars 2026.
Les forces de sécurité tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, sur un pont menant à la zone verte fortifiée où se trouve l’ambassade américaine à Bagdad, le 1er mars 2026.
A Bagdad, le 1er mars 2026.
A Bagdad, le 1er mars 2026.

Des comptes proches de groupes armés pro-iraniens avaient appelé sur les réseaux sociaux à participer aux rassemblements. L’Irak, allié de l’Iran, a décrété dimanche un deuil national de trois jours pour la mort d’Ali Khamenei dans l’attaque américano-israélienne lancée samedi contre Téhéran.



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