Donald Trump presse le Royaume-Uni de ne pas « céder » la base militaire Diego Garcia dans l’océan Indien et menace l’Iran

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Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 12 février 2026.

Changeant de nouveau de position, le président américain a pressé, sur sa plateforme Truth social, mercredi 18 février, le Royaume-Uni de ne pas « céder » la base militaire clé de Diego Garcia, atoll de l’archipel des Chago situé dans l’océan Indien, affirmant qu’elle serait vitale si les Etats-Unis attaquaient l’Iran.

Cet appel survient quelques heures après que le département d’Etat a de nouveau soutenu l’accord britannique visant à restituer les îles Chagos à l’île Maurice et à louer le terrain pour cette base. Mardi, le département d’Etat a communiqué qu’il allait entamer la semaine prochaine des discussions avec l’île Maurice concernant la base américano-britannique hautement stratégique de Diego Garcia.

La décision prise par Londres de restituer les îles Chagos à l’île Maurice avait d’abord provoqué la colère du président américain, qui avait cependant fini par dire, début février, qu’il comprenait cet « accord » tout en affirmant qu’il défendrait la présence militaire des Etats-Unis dans cette zone qu’il juge sensible.

Mais dans ce post publié mercredi, Donald Trump affirme que le premier ministre britannique Keir Starmer « ne devrait en aucun cas perdre le contrôle de Diego Garcia en concluant un bail de 100 ans, pour le moins précaire ». « Ce territoire ne devrait pas être retiré au Royaume-Uni et, si cela devait être le cas, cela porterait atteinte à notre grand allié », a-t-il ajouté.

Le président américain précise que « si l’Iran décide de ne pas conclure d’accord, les États-Unis pourraient être amenés à utiliser Diego Garcia et l’aérodrome situé à Fairford, en Angleterre, afin d’éradiquer toute attaque potentielle menée par un régime hautement instable et dangereux ».

Donald Trump a menacé à de multiples reprises Téhéran d’intervention militaire si les discussions en cours n’aboutissent pas à un accord sur le programme nucléaire iranien. Interrogée sur ce revirement apparent, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a répondu que « ce post doit être considéré comme la politique de l’administration Trump ». « Quand vous le voyez sur Truth Social, vous savez qu’il provient directement du président Trump », a-t-elle ajouté devant les journalistes.

Mme Leavitt a également déclaré, mercredi, que Téhéran « serait bien avisé » de conclure un accord avec les Etats-Unis, estimant qu’il y avait de « nombreuses raisons et arguments » pour frapper la République islamique.

Le Monde avec AFP



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