
Deux cent soixante-douze Ghanéens et environ 1 700 citoyens d’autres pays africains combattent aux côtés de la Russie, selon Kiev
Dans son communiqué publié après la rencontre entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le ministre des affaires étrangères ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce mercredi, Kiev a souligné que « 272 citoyens ghanéens et environ 1 700 citoyens d’autres pays africains combattent actuellement aux côtés de la Russie ».
Le chef de la diplomatie ghanéenne a assuré que les Africains rejoignant l’armée russe n’étaient « pas mandatés par les gouvernements africains ». Les Ghanéens partis à la guerre « sont victimes de manipulation, de désinformation » de la part « de réseaux criminels de trafiquants » qui leur promettent « un travail décent » en Russie, a-t-il assuré. « Ils n’ont aucun passé dans la sécurité, aucun passé militaire. Ils n’ont pas été formés et ils ont simplement été attirés, puis trompés et envoyés en première ligne sur le champ de bataille. »
Ces derniers mois, plusieurs pays africains, notamment le Kenya et l’Ouganda, ont commencé à découvrir le sort de leurs ressortissants enrôlés dans l’armée russe, qui souvent finissent tués ou capturés en Ukraine. Des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont rencontré des prisonniers de guerre kényans, togolais, camerounais et nigérians, lors d’une visite à la fin de 2025 dans une prison ukrainienne.
Plusieurs Kényans interrogés par l’AFP après avoir réussi à retourner dans leur pays ont raconté avoir croisé des dizaines d’Africains dans les camps d’entraînement en Russie ou sur le front, venant du Nigeria, du Cameroun, d’Egypte ou d’Afrique du Sud. Ces hommes ont affirmé avoir été trompés par des promesses d’emplois civils bien rémunérés en Russie, avant de se retrouver ensuite enrôlés de force dans l’armée russe et envoyés combattre en Ukraine.
Près de 20 000 combattants étrangers participent à l’invasion de l’Ukraine, sans compter les Nord-Coréens, engagés à l’issue d’un accord entre les deux Etats. Les ressortissants des pays de l’ex-URSS, en Asie centrale notamment, fournissent une partie du contingent, mais l’armée russe part aussi en quête de soldats bien plus loin : en Afrique, en Amérique latine et dans d’autres régions d’Asie.



















