
« Je suis heureux d’annoncer trois FORMIDABLES projets dans les secteurs stratégiques du pétrole et du gaz dans le Texas, la production d’énergie dans l’Ohio et les minéraux critiques en Géorgie », a écrit le président américain, Donald Trump, mardi 17 février, sur son réseau Truth Social, annonçant ainsi les premiers projets qui bénéficieront d’investissements japonais, dans le cadre de l’accord commercial signé entre Tokyo et Washington. « C’est une période très stimulante et historique pour les Etats-Unis et le Japon », s’est-il félicité.
« L’ampleur de ces projets est tellement importante que cela n’aurait pas pu être réalisé sans des mots très particuliers, DROITS DE DOUANE », a insisté Donald Trump. Il a affirmé que « la centrale thermique » prévue dans l’Ohio serait « la plus importante de l’histoire » tandis que « le terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) » construit dans le Texas renforcera « notre dominance énergétique ».
Dans une déclaration postée sur X, le secrétaire au commerce, Howard Lutnick, a précisé que ces projets représentaient « un engagement de 36 milliards de dollars dans notre économie ». Il a souligné qu’un terminal pétrolier en eau profonde au Texas devrait permettre l’exportation de « 20 à 30 milliards de dollars de pétrole brut ».
La presse japonaise avait annoncé, le 12 février, que trois projets faisaient l’objet de discussions avancées pour un investissement total avoisinant les 40 milliards de dollars et concernaient les diamants synthétiques destinés à l’industrie des semi-conducteurs, un terminal portuaire pétrolier et des centrales électriques alimentant des centres de données pour l’intelligence artificielle (IA).
550 milliards de dollars
Les deux pays avaient annoncé fin juillet la signature d’un accord commercial prévoyant une limitation à 15 % des droits de douane américains sur les produits japonais importés en échange d’un investissement global de 550 milliards de dollars de la part des entreprises japonaises.
Le protocole d’accord prévoit que Washington garde la main sur la destination des investissements nippons. Les projets proposés seront examinés par un comité nippo-américain, avant d’être sélectionnés et in fine approuvés par M. Trump lui-même. Tokyo sera alors sommé de garantir les financements nécessaires dans les 45 jours.
Japonais et Américains se partageront à égalité les gains générés par chaque projet jusqu’à ce que les investissements japonais soient remboursés. Ensuite, 90 % des bénéfices resteront aux Etats-Unis. « Le Japon apporte le capital. Les infrastructures sont construites aux Etats-Unis. Les recettes seront structurées afin de permettre au Japon un retour sur investissement et aux Etats-Unis de détenir des actifs stratégiques et une capacité industrielle accrue », a vanté M. Lutnick.

















