
Près de trente-deux ans après les faits, deux gendarmes Français ainsi que l’épouse de l’un d’eux, assassinés dans des circonstances jamais élucidées au début du génocide des Tutsi, perpétré au Rwanda au printemps 1994, ont été officiellement reconnus « Morts pour la France », a fait savoir, lundi 23 février, le ministère de l’intérieur.
« Jusqu’au bout, nos camarades ont servi la patrie, l’honneur et le droit, avec la loyauté, l’humanité et la rigueur que l’on attend de tout gendarme, a indiqué dans un communiqué Hubert Bonneau, le directeur général de la gendarmerie nationale. Leur disparition brutale nous rappelle encore aujourd’hui la profondeur de l’engagement et l’esprit d’abnégation qui animent les gendarmes et touchent leurs familles. »
Les adjudants-chefs Alain Didot et René Maier ont été tués à Kigali alors qu’ils travaillaient au sein de la mission d’assistance militaire technique effectuée par la France au Rwanda, en vertu d’un accord de coopération entre les deux pays. Agé de 44 ans, Alain Didot – affecté à Kigali en 1992 avec son épouse Gilda, également assassinée – travaillait en tant qu’instructeur et conseiller en matière de transmissions auprès des forces armées rwandaises. Il assurait également la sécurisation des communications de l’ambassade de France. Quant à René Maier, 47 ans, il avait rejoint le Rwanda en tant qu’instructeur de police judiciaire, spécialiste de la police technique et scientifique.
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