Dans les radios catholiques françaises, crispations identitaires et malaise social

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Des journalistes des RCF, dans l’église Sainte-Blandine, à Lyon, le 25 mai 2015.

Si les médias du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré ont suscité de vives polémiques ces dernières années en raison du tournant catholique identitaire de leur ligne éditoriale, d’autres rédactions plus discrètes connaissent, elles aussi, des tensions liées à leur identité religieuse. Particulièrement au sein des deux principales radios associatives catholiques, Radios chrétiennes de France (RCF) et Radio Notre-Dame (RND), qui ont vécu en septembre 2024 une fusion chaotique n’en finissant pas de provoquer des soubresauts.

D’un côté, RCF, née à Lyon en 1981, se présente comme chrétienne, avec une programmation ouverte sur une diversité de confessions. Ce réseau de radios a été créé par un personnage central de l’épiscopat français, qui s’était distingué par ses déclarations contre l’extrême droite : le cardinal de Lyon et académicien Albert Decourtray, décédé en 1994. « RCF s’adresse dès l’origine au plus grand nombre, avec une dimension œcuménique, c’est une sorte de service public chrétien de l’information », explique Yann Raison du Cleuziou, professeur de science politique spécialiste du catholicisme.

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