
Au milieu d’une forêt, devant une vingtaine d’hommes en treillis militaire, d’autres en costume et quelques habitants, un drapeau rouge, jaune et bleu est hissé aux côtés de celui de l’Union africaine. « Cabinda est et devient, à compter de ce jour, un Etat souverain et indépendant », déclare Jacinto Antonio Telica, le secrétaire général du Front de libération de l’enclave de Cabinda-Forces armées du Cabinda (FLEC-FAC), une organisation indépendantiste de ce qui est officiellement une province angolaise – d’une importance stratégique pour ses réserves de pétrole. La vidéo, postée le 2 février, est relayée le jour-même lors d’une conférence de presse à Bruxelles par d’autres membres du FLEC-FAC.
Située entre la République démocratique du Congo (RDC), le Congo et l’océan Atlantique, Cabinda est une exclave, un territoire de 7 200 kilomètres carrés rattaché à l’Angola, sans partager de frontière terrestre avec le pays. Ce rattachement, opéré lors de l’indépendance de l’Angola vis-à-vis du Portugal, en 1975, et reconnu par la communauté internationale, est contesté par plusieurs organisations cabindaises, depuis lors en lutte armée de basse intensité contre le gouvernement de Luanda.
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