
En science, il est encore possible de faire des découvertes un peu par hasard. Y compris désagréables. Une équipe néerlandaise a ainsi raconté, le 30 octobre dans PLOS Biology, avoir constaté qu’au moins 40 % des 600 articles d’un sous-domaine des neurosciences sont « problématiques » au regard de l’intégrité scientifique, dans la mesure où ils contiennent des images d’expériences manipulées ou reprises d’autres articles, de nature à entamer la confiance dans les résultats ou en les auteurs.
« Nous savons que, dans toute activité, il y aura un ou deux mauvais chercheurs qui veulent rendre un résultat plus joli. Mais, là, nous avons été surpris par l’ampleur du phénomène », constate René Aquarius, chercheur en neurochirurgie au centre médical universitaire Radboud, à Nimègue (Pays-Bas).
Des études antérieures avaient pourtant déjà dressé des constats alarmants. En 2018, une spécialiste de la détection d’images douteuses, Elisabeth Bik, avait ainsi publié un article mettant en évidence des défauts d’images dans pas moins de 6 % des publications d’un journal réputé en biologie moléculaire.
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