
Le désengagement américain de Syrie est acté. L’évacuation, mercredi 11 février, de la base stratégique d’Al-Tanf, dans le triangle frontalier entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie, par les forces de la coalition internationale de lutte contre l’organisation Etat islamique (EI), en est le signal. Avec le retrait quasiment achevé en Irak, et celui précipité en Syrie par la reconquête du Nord-Est syrien par Damas, l’administration Trump recalibre le rôle de la coalition dans l’architecture de sécurité régionale selon ses priorités, dictées par la confrontation avec l’Iran. Washington entend mutualiser les risques avec les acteurs régionaux et élargir la mission de la coalition à la menace posée par Téhéran et ses affidés.
Le retrait des troupes américaines de la base d’Al-Tanf vers la Jordanie marque un tournant pour la coalition internationale, mise sur pied en 2014 pour défaire le califat autoproclamé par l’EI, à cheval sur la Syrie et l’Irak. Avant-poste établi par les forces spéciales américaines pour perturber les lignes de transit de l’EI entre la Syrie et l’Irak, et base d’opérations pour l’entraînement clandestin de rebelles syriens, elle avait vu sa mission évoluer après la défaite de l’EI en Syrie, en 2019, deux ans après celle en Irak.
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