Au Venezuela, la présidente par intérim annonce le déblocage de fonds sous sanctions

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La présidente du Venezuela par intérim, Delcy Rodriguez, au côté du président de la compagnie pétrolière étatique PDVSA, Hector Obregon, lors d’une audience publique visant à ouvrir le secteur aux investissements privés, à Caracas, le 26 janvier 2026.

Des fonds vénézuéliens jusqu’ici gelés par des sanctions vont être débloqués par les Etats-Unis, a annoncé mardi 27 janvier la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez.

« Nous sommes en train de débloquer des ressources du Venezuela, qui appartiennent au peuple vénézuélien », a déclaré Mme Rodriguez lors d’une allocution à la télévision d’Etat. « Cela nous permettra d’investir des ressources importantes dans l’équipement des hôpitaux, du matériel que nous achetons aux Etats-Unis et dans d’autres pays », a-t-elle ajouté, sans préciser le montant des fonds débloqués.

Depuis 2019, des sanctions internationales ont entraîné le blocage de ressources appartenant au Venezuela. Le président déchu Nicolas Maduro avait estimé en 2022 que les fonds gelés s’élevaient à environ 30 milliards de dollars. Après l’enlèvement de M. Maduro par les Etats-Unis le 3 janvier, la présidence intérimaire a conclu des accords avec Washington ouvrant notamment la voie au déblocage des fonds.

« Je réaffirme ce qu’a dit le président Donald Trump : nous avons établi des canaux de communication respectueux et courtois, tant avec le président des Etats-Unis qu’avec le secrétaire [d’Etat, Marco] Rubio, avec qui nous mettons en place un agenda de travail », a affirmé la présidente intérimaire.

Depuis sa prise de fonctions comme présidente par intérim le 5 janvier, et sous pression américaine, Delcy Rodriguez a signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis, engagé une réforme législative comprenant notamment une loi sur les hydrocarbures, libéré des prisonniers politiques et appelé à trouver des accords avec l’opposition.

Les menaces de Marco Rubio

Dimanche, elle a toutefois exhorté les Etats-Unis à se tenir à l’écart de la politique de son pays, dont Trump a dit vouloir « dicter » les décisions.

Selon le texte de son discours distribué à l’avance mardi, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, doit avertir mercredi que les Etats-Unis pourraient de nouveau avoir recours à la force si le Venezuela ne coopère pas de façon jugée satisfaisante.

Parlant de Delcy Rodriguez, le secrétaire d’Etat souligne qu’elle « est bien consciente du sort réservé à Maduro ». « Nous pensons que son intérêt personnel correspond à la réalisation de nos principaux objectifs », doit encore dire Marco Rubio devant la commission des affaires étrangères du Sénat dans une menace à peine voilée, alors que la présidente par intérim est toujours sous le coup de sanctions américaines.

Le Monde avec AFP



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