Au Royaume-Uni, la génération Z dans l’étau des prêts étudiants

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LETTRE DE LONDRES

Devant le Clarendon Building de l’université d’Oxford (Royaume-Uni), le 24 avril 2020.

Après s’être mis à dos les retraités, les agriculteurs et les personnes handicapées, avec des décisions controversées, le gouvernement de Keir Starmer risque de s’aliéner maintenant les millions de jeunes adultes ayant contracté un prêt étudiant dans les années 2010 auprès de la Student Loans Company, une structure publique créée en 1989. Ces prêts se sont multipliés à mesure que les frais de scolarité dans l’université publique augmentaient, notamment à partir de 2012, quand le gouvernement de coalition des conservateurs et des libéraux démocrates conduit par David Cameron a triplé les frais d’inscription.

Et alors qu’il y a six ans, en prenant la tête du Labour, Keir Starmer promettait d’abolir les frais de scolarité universitaire, ces derniers ne cessent d’augmenter : à la rentrée 2026 puis 2027, ils passeront de 9 790 livres sterling (11 200 euros) à 10 050 livres sterling par an. C’est dans ce contexte qu’en novembre 2025 la chancelière de l’Echiquier (ministre des finances), Rachel Reeves, a déclenché la colère des anciens étudiants en introduisant un gel (à partir de 2027 et jusqu’en 2030) du plancher de revenus au-delà duquel commencent les remboursements, déclarant malgré tout que le système des prêts étudiants était « juste et raisonnable ».

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