
Le Royaume-Uni est-il en passe de réitérer les erreurs de 2003 ? Le pays s’était engagé dans la désastreuse guerre d’Irak aux côtés des Etats-Unis avec, comme conséquences, la chute du dictateur Saddam Hussein mais aussi des années de chaos et des dizaines de milliers de morts civils. La question est ouvertement posée par les médias et responsables politiques britanniques après que le premier ministre, Keir Starmer, a autorisé, dimanche 1er mars, les Etats-Unis à utiliser des bases militaires britanniques (notamment celle de Diego Garcia, sur l’archipel des Chagos, dans l’océan Indien). Un peu plus tard dans la soirée, la base de la Royal Air Force d’Akrotiri, à Chypre, a été attaquée par des drones, peut-être d’origine iranienne, sans faire de victimes.
S’adressant à ses compatriotes lundi matin, le président chypriote, Nikos Christodoulides, a tenté de rassurer la population. « Nous sommes situés dans une région particulièrement instable sur le plan géopolitique, confrontée à de nombreux défis et qui traverse actuellement une crise sans précédent (…). Nous faisons tout ce qui doit être fait pour assurer la sécurité de notre pays et de nos citoyens, qui est notre priorité absolue. » Alors que son pays préside actuellement l’Union européenne (UE), il a repoussé la réunion des ministres des affaires européennes prévue dans la journée à Nicosie.
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