Au procès Depardieu, une agression, deux versions radicalement différentes

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Gérard Depardieu, au tribunal de Paris, le 25 mars 2025.

Alors, lequel des deux joue la comédie ? Au deuxième jour du procès de Gérard Depardieu, mardi 25 mars, le tribunal s’est plongé dans l’examen des faits que l’une des deux plaignantes, Amélie (elle souhaite conserver l’anonymat), reproche au prévenu. L’acteur de 76 ans et la décoratrice de 54 ans ont livré deux versions radicalement différentes de ce qui s’est passé, le 10 septembre 2021, dans l’appartement parisien où se tournait le film Les Volets verts. Une agression sexuelle, dit l’une ; une agression verbale, dit l’autre, qui affirme lui avoir simplement passé un savon au motif qu’elle faisait mal son boulot. Soit l’une, soit l’autre : quelqu’un est venu à la barre, mardi, pour raconter n’importe quoi aux juges.

Gérard Depardieu s’exprime en premier, juché sur un cube machino qui lui sert de siège surélevé – les bancs de la salle d’audience sont trop bas pour ses articulations –, précisément le cube sur lequel il se trouvait assis, lors du tournage, au moment des faits qui lui sont reprochés. Il ne connaissait pas Amélie, qu’il a rencontrée ce jour-là, a d’abord cru que cette femme « un peu belle » qui le regardait « étrangement » était la propriétaire de l’appartement, avant de comprendre qu’elle faisait partie de l’équipe du film. L’acteur décrit une conversation qui vire à l’aigre avec cette décoratrice qui, à ses yeux, fait mal son travail.

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