
José Jeri, 39 ans, investi président par intérim le 10 octobre 2025 après la destitution de Dina Boluarte, sera-t-il lui aussi destitué par le Congrès, comme l’ont été avant lui non seulement Mme Boluarte, mais aussi Martin Vizcarra en 2020 et Pedro Castillo en 2022 ? Alors que le premier tour des élections générales aura lieu le 12 avril pour élire le président, le Congrès et, pour la première fois depuis 1990, des sénateurs (marquant le retour du bicaméralisme), le Pérou est une nouvelle fois en proie à l’instabilité politique.
Vendredi 13 février, le président par intérim du Parlement, Fernando Rospigliosi, a annoncé qu’une session plénière extraordinaire se tiendrait mardi pour examiner une motion de destitution de José Jeri, après la présentation des 78 signatures requises pour convoquer ce débat. Cette motion fait suite à la mise en cause du chef de l’Etat dans plusieurs affaires de trafic d’influence. Le parquet a annoncé, vendredi, l’ouverture d’une enquête préliminaire visant à déterminer « si le chef de l’Etat a exercé des influences indues dans des nominations » intervenues au sein du gouvernement entre octobre 2025 et janvier 2026.
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