
Plusieurs personnes sont mortes, vendredi 27 février, dans l’accident d’un avion militaire bolivien à l’aéroport d’El Alto, près de La Paz. L’appareil s’est écrasé à l’atterrissage, sortant de la piste et fauchant de nombreux véhicules sur une route voisine.
« Il y a environ 20 [morts], peut-être un peu plus », a déclaré aux journalistes le chef de la division des homicides de la police, le colonel René Tambo, révisant à la hausse un premier bilan des pompiers donnant quinze ou seize victimes. Plusieurs blessés ont été dénombrés, et les hôpitaux d’El Alto ont lancé une campagne urgente de don de sang.
L’avion transportait des billets émis par la Banque centrale de Bolivie, qui se sont éparpillés au sol, obligeant la police à intervenir avec des gaz lacrymogènes pour écarter la foule qui tentait d’en récupérer, selon des images de télévision.
« Il tombait une forte grêle et il y avait des éclairs », a raconté à l’Agence France-Presse (AFP), Cristina Choque, une vendeuse de 60 ans, affirmant que sa voiture a été percutée par un pneu de l’appareil et que sa fille a une blessure à la tête.
Des morceaux du fuselage détruit du C-130 Hercules de l’armée de l’air bolivienne gisaient dans une rue d’El Alto, entourés de voitures gravement endommagées, selon des images prises sur place par l’AFP.
De l’argent « dépourvu de valeur légale »
Le président, Rodrigo Paz Pereira, a exprimé toute sa solidarité et ses condoléances aux familles des personnes blessées et mortes. « C’est un jour de grande douleur », a déclaré le chef de l’Etat sur le réseau social X.
Le ministère de la défense a rapporté que les causes de l’accident étaient encore inconnues, et a annoncé la création d’une commission d’enquête chargée de les déterminer. Les opérations ont été suspendues temporairement à l’aéroport d’El Alto, le deuxième plus important de Bolivie.
« L’argent transporté dans l’aéronef accidenté ne porte ni numérotation ni série officielle et est, par conséquent, dépourvu de valeur légale et d’un quelconque pouvoir d’achat. Sa collecte, sa possession ou son utilisation constituent une infraction », a fait savoir le ministère de la défense dans un communiqué.
Un groupe de personnes a tenté avec insistance d’accéder aux cargaisons de l’avion, à l’intérieur de l’appareil, mais sans succès, ont constaté des journalistes de l’AFP. Les caisses contenant les billets de banque ont été brûlées pendant la nuit sur place à la demande des autorités.
Le parquet de La Paz a par ailleurs dénoncé des pillages de commerces dans la zone par des personnes profitant du chaos ambiant : « il y a eu douze interpellations », a déclaré le procureur Luis Carlos Torres à la presse.



















