Au Maroc, les manifestants de la GenZ 212 pris dans un tourbillon judiciaire

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Un rassemblement de la GenZ 212, mouvement de protestation de la jeunesse marocaine, sur la place Mohammed V de Casablanca, le 6 octobre 2025.

L’étau se resserre encore sur la génération Z marocaine. Baptisé GenZ 212, le mouvement de protestation de la jeunesse, né fin septembre 2025, fait face à une vague de procès sans précédent, doublée d’une stratégie d’arrestations ciblées. Lundi 23 février, c’est l’une des animatrices du collectif GenZ 212 France, constitué par la diaspora, qui s’est présentée devant le tribunal de première instance d’Aïn Sebaa, à Casablanca. Zineb Kharroubi avait été arrêtée onze jours plus tôt, à son arrivée à l’aéroport international Marrakech-Menara.

Relâchée le lendemain dans l’attente de son procès, la jeune femme est accusée d’avoir « incité », à travers certaines publications sur les réseaux sociaux, des jeunes à participer à des manifestations non autorisées au Maroc, un délit passible de plusieurs mois d’emprisonnement. « Ce procès, purement politique, représente tout un symbole et une atteinte grave à la liberté d’expression », a réagi, à l’issue de l’audience, Mᵉ Oumaima Boujaera, l’une des cinq avocats conseillant cette Marocaine de 28 ans, qui vit à Paris. N’ayant pas eu accès aux procès-verbaux de l’audition, la défense a obtenu un report du jugement au 9 mars.

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