Au Liban, la démilitarisation du Hezbollah, conclue avec les Etats-Unis, patine

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Naïm Qassem, le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, prononce un discours dans la banlieue sud de Beyrouth, le 25 août 2025.

La venue de l’envoyé spécial des Etats-Unis pour le Liban, Tom Barrack, à Beyrouth, mardi 26 août, laisse un sentiment de déception aux autorités libanaises. L’émissaire américain est revenu d’Israël, où il a rencontré, dimanche, le premier ministre Benyamin Nétanyahou, sans obtenir de concessions de sa part sur le respect du cessez-le-feu signé en novembre 2024, après un an de conflit avec le mouvement chiite Hezbollah.

Après la décision « historique » prise le 7 août par le gouvernement libanais d’endosser le plan américain sur le désarmement du Hezbollah, Tom Barrack avait appelé Israël à faire des gestes. Il n’a obtenu que des promesses, compliquant la tâche des responsables libanais pour convaincre le Parti de Dieu de renoncer à ses armes. Tom Barrack a annoncé qu’Israël fera une « contre-proposition concernant les retraits, les garanties de sécurité à leurs frontières », après réception du plan de désarmement du Hezbollah que l’armée libanaise présentera, le 31 août. « Ce qu’Israël a dit, ce qui est historique, c’est : “Nous ne voulons pas occuper le Liban” », a-t-il ajouté, après une entrevue avec le président libanais, Joseph Aoun.

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