Au Kosovo, le Parlement échoue de nouveau à élire un gouvernement, nouvelles élections en vue

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Les membres du Parlement kosovar votent dans l’hémicycle, à Pristina, le 13 juillet 2025.

La crise politique et la paralysie institutionnelle qui sévit depuis plusieurs mois au Kosovo se poursuivent. Le Parlement kosovar a échoué, mercredi 19 novembre, à élire un gouvernement, laissant entrevoir la convocation de nouvelles élections législatives pour mettre fin à cette situation. Le candidat présenté par le parti du premier ministre sortant Albin Kurti n’a pas réuni assez de voix mercredi après-midi, trois semaines après l’échec de M. Kurti lui-même à obtenir la confiance du Parlement pour former un gouvernement.

« L’Assemblée n’a pas élu le gouvernement de la République du Kosovo », a déclaré le président du Parlement, Dimal Basha, juste après le vote des députés sur le gouvernement proposé par Glauk Konjufca. Au total, 56 députés ont voté pour, 53 contre, et 4 se sont abstenus. Il fallait obtenir 61 votes pour former un gouvernement.

Selon la Constitution kosovare, seuls deux scrutins sont autorisés : si le gouvernement n’est pas élu lors du second, la présidente du pays doit dissoudre l’Assemblée et annoncer des élections, qui devront être organisées dans les quarante jours.

Impasse politique

Depuis les élections de février, le Kosovo est dans une impasse politique totale. S’il est arrivé en tête aux élections législatives du 8 février, le parti du premier ministre sortant Albin Kurti, VV (Vetëvendosje !, « Autodétermination », centre gauche), n’a pas obtenu assez de sièges pour former une majorité et le Parlement demeure extrêmement divisé. Aucune coalition n’a réussi à voir le jour. Les députés ont mis des mois à élire leur président et ont désormais définitivement échoué à élire un gouvernement.

Les conséquences pour le pays sont politiques mais aussi financières : avant de voter sur le gouvernement, l’Assemblée était appelée à ratifier un accord avec l’Union européenne et la Banque mondiale. Mais les députés d’opposition ne se sont pas présentés à la session.

« Si le Parlement ne ratifie pas les accords internationaux aujourd’hui, alors plus de 200 millions d’euros seront irrémédiablement perdus : 88 millions du plan de croissance de l’UE et plus de 120 millions d’euros des trois accords avec la Banque mondiale », avait auparavant prévenu sur Facebook le ministre sortant des finances, Hekuran Murati.

Le Monde avec AFP

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