Au Kirghizistan, vague de répression avant les élections législatives

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Le président kirghiz, Sadyr Japarov (à droite), accueille le président russe, Vladimir Poutine (au centre), à sa descente d’avion à l’aéroport international de Bichkek, le mardi 25 novembre 2025.

Pour sa visite officielle à Bichkek mardi 25 novembre, le président russe, Vladimir Poutine, a vu se dérouler à sa descente d’avion un tapis rouge long de plus de 150 mètres. Cette visite, liée au sommet de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC, une alliance militaire emmenée par la Russie), se tient alors que la direction de l’ex-république soviétique du Kirghizistan revient brusquement sur deux décennies d’acquis démocratiques qui distinguaient ce pays du reste de l’Asie centrale. Porté au pouvoir en 2020 par une révolte populaire, le duo formé par le président, Sadyr Japarov, et le chef des services de sécurité, Kamtchybek Tachiev, a depuis pris des mesures calquées sur celles de Vladimir Poutine en Russie pour museler les médias, réprimer l’opposition et neutraliser la société civile.

Le 22 novembre avant l’aube, des agents masqués des forces spéciales kirghizes ont mené une vague d’arrestations dans ce qui reste de l’opposition politique. Dix personnes ont été arrêtées, et une douzaine d’autres ont été interrogées par le Comité d’Etat pour la sécurité nationale (héritier du KGB), dans une opération présentée comme « préventive » contre des individus ayant « appelé à l’insurrection » et « complotant pour renverser violemment le gouvernement ». Lors d’une audience à huis clos le 23 novembre, le tribunal a décidé le maintien en détention de tous les conspirateurs présumés jusqu’au 17 janvier 2026, a rapporté le média indépendant Tandyr Media.

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