Au Kazakhstan, l’accélération des extraditions de Russes recherchés par Moscou

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Les présidents russe, Vladimir Poutine, et kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, à Igora (Russie), le 25 décembre 2024 (photo diffusée par l’agence de presse russe Sputnik).

Au Kazakhstan, il aura fallu la pression du Comité des droits de l’homme de l’ONU pour suspendre in extremis, le 25 février, l’extradition d’un opposant politique vers la Russie, où l’attendaient une lourde peine de prison et des risques de torture.

Mansour Movlaïev, militant tchétchène, était entré illégalement dans ce pays d’Asie centrale voisin de la Russie, après avoir fui la Tchétchénie. Arrêté en mai 2025, il avait été maintenu en détention par la police kazakhe car Moscou le recherchait pour ses critiques à l’égard du régime tchétchène de Ramzan Kadyrov.

En vertu des accords d’entraide judiciaire liant Moscou et Astana, son extradition, approuvée le 30 janvier par les autorités kazakhes, aurait pu être exécutée, sans l’intervention des Nations unies, le 24 février, rendue publique par ses avocats. Le Comité des droits de l’homme a adopté une « mesure temporaire », appelant les autorités kazakhes à ne pas procéder à l’extradition le temps d’examiner le fond du dossier. Celle-ci a conduit la Cour suprême du Kazakhstan à bloquer son expulsion et à réexaminer sa demande d’asile.

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