Au CHU de Nice, un nouveau modèle managérial accusé de produire un environnement de travail toxique

3275


Thierry Piche, gastro-entérologue au CHU de Nice, le 11 février 2026.

« C’est un plan social déguisé : on cherche à épuiser pour faire démissionner de force », martèle le professeur Thierry Piche. Ce gastro-entérologue au CHU de Nice accuse la direction de l’hôpital de « harcèlement moral systémique ». C’est lui qui a saisi le parquet de la préfecture des Alpes-Maritimes, comme l’avait révélé le journal Le Parisien, le 28 janvier. Une première plainte avait été déposée pour harcèlement dans l’établissement en octobre 2025.

Cible de ces plaintes, Rodolphe Bourret, le directeur général, prend ses fonctions en février 2023 dans un établissement en grande difficulté. Le CHU est classé troisième hôpital le plus endetté de France. Le nouvel arrivant met en place un modèle de gouvernance inédit en France, baptisé « délégation polaire » : en théorie, il s’agit de « rendre l’hôpital aux médecins » pour qu’il devienne « magnétique », dit-il. En pratique, le dispositif, inspiré d’un modèle américain, vise à confier à des médecins, nommés en tant que « chefs de pôle », la gestion de leur budget, de l’équilibre financier de leur service, du recrutement ainsi que d’autres tâches administratives. Avec, à la clé, une prime, variable, en fonction du respect des objectifs.

Il vous reste 85.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source link