Après sa visite à Moscou, le nouveau président malgache joue l’équilibriste en se rendant à Paris

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Emmanuel Macron et son homologue malgache, Michaël Randrianirina, à l’Elysée, le 24 février 2026.

C’est ce qui s’appelle jouer l’équilibriste. Cinq jours après avoir été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine, le nouveau président malgache, Michaël Randrianirina, a eu les honneurs de l’Elysée où il a déjeuné, mardi 24 février, avec Emmanuel Macron. Des visites coup sur coup qui illustrent la diplomatie « tous azimuts » que le colonel malgache entend pratiquer.

Nous allons « entretenir des relations avec les nations qui apportent des bénéfices concrets au peuple malgache. Madagascar est un peuple hospitalier qui ne pratique aucune discrimination », a expliqué Michaël Randrianirina avant de s’envoler pour Paris, justifiant ainsi l’enchaînement de ces visites officielles chez deux puissances rivales.

Mais à l’aune de l’adversité entre Paris et Moscou, chaque geste, chaque mot, est scruté. Après la visite sans fausse note au Kremlin, où le dirigeant russe s’était félicité du « grand partenariat » qui lie les deux pays, à l’Elysée, Emmanuel Macron a sobrement accueilli son homologue malgache mardi.

Le président français « a salué les premières avancées du processus de refondation et la volonté affirmée des autorités malagasy de restaurer la confiance dans les institutions, remettre l’Etat au service du bien commun et répondre aux aspirations légitimes exprimées par la population, notamment la jeunesse », a indiqué un communiqué conjoint.

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