
Dans le cœur le plus secret du sérail iranien, l’ayatollah Ali Khamenei tirait les ficelles, desserrant parfois la bride, avant de rappeler à l’ordre ou d’imposer un changement radical de direction dès qu’il percevait des lézardes dans les fondations de la République islamique. Ali Khamenei est mort dans des frappes israélo-américaines perpétrées samedi 28 février, à Téhéran, à l’âge de 86 ans, a annoncé Donald Trump, samedi soir, sur son réseau Truth Social. « Grâce à notre étroite collaboration avec Israël, lui et les autres dirigeants qui ont été tués avec lui, n’ont rien pu faire. C’est la plus grande chance pour le peuple iranien de reprendre son pays », a écrit le président américain. L’information a été confirmée par la télévision d’Etat iranienne dans la nuit de samedi à dimanche.
Ali Khamenei était le guide de la République, c’est-à-dire son autorité suprême et le gardien du dogme théocratique. Paranoïaque et rigide, il a mis en péril l’existence même du régime iranien. C’était à lui qu’incombait la définition de la politique à suivre, en tenant compte, ici et là, des équilibres. Mais, au fil des années, il a opté pour un pouvoir de plus en plus sécuritaire, s’appuyant sur les forces armées, en particulier les gardiens de la révolution.
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