
En quelques jours, la rumeur s’est répandue à travers Porto Rico au même rythme intense et saccadé que celui d’un titre de reggaeton. La superstar mondiale de ce genre musical né dans les Caraïbes, Bad Bunny, prévoit-il de surprendre son île natale avec un concert improvisé ?
Jeudi 15 janvier, le Festival de la Calle San Sebastian, grand carnaval organisé chaque année dans la capitale, la vieille ville de San Juan, débute ses quatre jours de fête par une série de concerts, répartis sur trois scènes principales. Dans le programme, une ligne manque : « Une surprise », a simplement annoncé le maire, Miguel Romero Lugo, nourrissant les espoirs du million de visiteurs venus de toute l’île, mais aussi d’Amérique du Sud et des Etats-Unis, pour l’événement.
Déjà, lors de l’édition 2025, plusieurs personnes avaient cru reconnaître les yeux du chanteur derrière une épaisse cagoule portée par un homme, seul au milieu de la foule compacte. Interrogé sur sa présence, le « méchant lapin », dont le nom de scène s’inspire d’une photo de lui enfant, en costume, avait préféré ne rien dire. Joueur, il avait attendu plusieurs jours avant de finir par avouer sa venue en postant sur Instagram un selfie dans la même tenue, au milieu d’une allée bondée de San Juan.
« Je n’ai plus honte de mon identité »
Cette année, le célébrissime performer de 31 ans semble surgir à chaque coin de rue pavée. Ses tubes récents résonnent entre les maisons colorées et les stands des vendeurs ambulants. Tee-shirt à son effigie sur le dos, des festivaliers déambulent coiffés d’un pava, le traditionnel chapeau de paille tressée des paysans portoricains, que Bad Bunny portait lors de ses dernières apparitions sur scène.
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