

Ces derniers temps, les officiels chinois soufflent à l’oreille de leurs homologues européens des choses qu’ils ont envie d’entendre. La défense d’un cadre, aux normes internationales, est parmi les éléments qui leur sont chers mais elle s’effrite depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis. La Chine se pose en alternative, elle qui n’a de cesse de dénoncer les travers de la puissance américaine.
Cet argumentaire a notamment été repris, tant par son ministre des affaires étrangères, Wang Yi, que par son premier ministre, Li Qiang, lorsqu’ils ont tour à tour reçu le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, à Pékin, jeudi 27 mars. « Confrontés à de profonds changements dans le contexte international (…), nous devons défendre le multilatéralisme et nous opposer à l’unilatéralisme », a déclaré M. Wang à la résidence des hôtes d’Etat Diaoyutai. « Comme nous le savons tous, le monde n’est pas en paix aujourd’hui, et l’instabilité et l’incertitude montent », a déploré ensuite Li Qiang, en accueillant le chef de la diplomatie française au Palais du peuple.
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