
Continuer malgré tout. Après plusieurs jours de sidération et un débat interne à son équipe, Grégory Doucet a choisi de poursuivre sa campagne électorale, dans une ville endeuillée par la mort violente de Quentin Deranque, étudiant traditionaliste tué sous les coups d’adversaires radicalisés et armés, jeudi 12 février. « Nous devons faire la preuve de notre attachement à une démocratie vivante face à des temps comme celui-ci (…) c’est ce qui permet le débat et la confrontation d’idées, sans violence, dans le respect de nos différences d’opinion », a déclaré le maire sortant de Lyon (Les Ecologistes), en préambule d’une séquence-clé de sa campagne : la présentation de l’ensemble du programme de la gauche unie (hors La France insoumise, LFI) pour un prochain mandat.
Le périlleux exercice s’est déroulé dans la soirée du lundi 16 février, dans le petit amphithéâtre de l’Ile O, un théâtre flottant amarré sur la rive droite du Rhône, à quelques centaines de mètres de l’institut d’études politique (IEP) de Lyon, donc des lieux du drame. Dans cette salle qui donnait l’impression de tanguer, tant l’émotion est palpable dans la capitale des Gaules, le candidat a voulu clarifier sa position, se sachant attendu sur la question du rapprochement éventuel avec LFI, dans la perspective du second tour.
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